Le maire d’Orange sait comment séduire son public. Parler de substantielles économies, sourire, serrer les mains, le tout emballé dans une bonhommie enjôleuse : la tactique du baratineur de foire, bien connue, et qui fait mouche depuis toujours. Pourtant pour jauger une politique mieux vaut s’appuyer sur des faits concrets et vérifiables. Or, les élus n’arrivent même pas à obtenir de réponse à leurs questions : on leur a, par exemple, refusé la liste des marchés publics de 2016 !

Un maire digne de ce nom devrait faire passer les intérêts de sa commune avant les siens propres et, à tout le moins, respecter ses électeurs. Or le maire d’Orange se présente à la députation ; il est élu le 18 juin ; il démissionne de son poste de maire le 11 juillet ; il se fait réélire maire le 25 juillet ; il démissionne de la députation le 21 Août. Une manœuvre malhonnête de contournement de la loi destinée à propulser sa première adjointe au poste de député et ainsi préserver les intérêts du clan.

Un maire est gestionnaire du patrimoine commun. Le nôtre le détruit : la destruction de la piscine des Cèdres en est un témoin emblématique. Un maire doit travailler au bien commun. Le nôtre manipule l'opinion, instrumentalise Clodius, la déviation, un hypothétique complexe aquatique, aujourd'hui la colline. Et tout cela en prélevant toujours plus de taxes cachées. En effet la baisse des taxes est un leurre : il suffit, pour s’en convaincre, de regarder l'évolution des recettes fiscales.

Constituer une cagnotte, viser l’endettement  zéro : une  fin en soi  ? Une  politique? Non :  de  la  pure propagande, l'inverse d'une gestion sensée et mesurée. La cagnotte de 50 millions d'euros s'est constituée sur des promesses non tenues, à la place de services, du musée de site, de la gare routière, de la piscine des Cèdres, de la mise en valeur de la colline, de la simple gestion du théâtre antique, d'entretiens ordinaires des espaces verts, mais aussi, moins visible, des réseaux d’eau, du tri des déchets, d'un vrai soutien aux associations, aux Chorégies, etc.

50 M€ stériles, c’est déjà grave, car les contribuables sont spoliés. Plus grave : l’abandon d’une partie de notre patrimoine, des travaux qui trainent en longueurs anormalement, la négligence de l’économie locale, les erreurs de gestion (par exemple le procès avec la SADE a coûté 7M€ aux Orangeois - pris sur le budget général !).

Aujourd’hui l’énorme cagnotte, deux fois les recettes fiscales de l’année, notre argent, nos impôts leur brûle les doigts. Exemples : Orange Plage = 600 000€ ; les spectacles annuels = 1M€ ; l’embauche à tout va de fonctionnaires : autant de « bêtises » décriées chez les autres... Il est évident que rien n’est gratuit. C’est bien d’être invité s’il ne faut pas payer. Que dire lorsqu’on paie et qu’on est exclu de la fête ? C’est pourtant bien ce qu’il réussit à faire dans bien des domaines.  

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Les élus Aimer Ma Ville. Anne Marie HAUTANT, Christine BADINIER, Alexandre HOUPERT